MAURICE METRAL site officiel

 

> 2018

LE LIVRE SUR LA TABLE DE FAMILLE : lire

Jacques Cordonier, Chef du Service de la culture du Canton du Valais,  Sion le 14 janvier 2018.

> 2017

SON ABSENCE EST ENCORE PRÉSENTE DANS NOS CŒURS : lire

Michel COUTURIER, Architecte,  Grimisuat le 14 janvier 2017.

> 2015

EN SOUVENIR DE NOS CHERS VOISINS : lire

Germaine et Michel BENEY,   Grimisuat.

HOMMAGE DEDIE A MON ONCLE MAURICE METRAL: lire

Grône, fin 2015, Michel Métral, Ton neveu

HOMMAGE D’UN ARTISTE A UN AUTRE: lire

Grimisuat, fin 2015, Gabriel Vuignier alias Gabongo

15 ans: lire

Grimisuat, fin 2015, Coni, son beau-fils

HOMMAGE À MAURICE MÉTRAL: lire

Grimisuat, fin 2015, Joseph De Preux, Vice-Président de la commune

> 2014

A Maurice Métral par Michel Couturier, Architecte

Rencontre avec un homme remarquable

Oui, ça te ressemble, ces mots qui résonnent encore dans ma mémoire

« J’ai été charmé par l’ampleur des couleurs, notamment dans la magie des fleurs séchées en quête d’une nouvelle vie »

Oui, cette nouvelle vie, cette croyance, cette foi vivante que tu as répandue durant toute ta vie a porté ses fruits  bien au-delà de nos frontières. Avec la modestie qui te caractérisait tu aimais à rappeler que le livre est ouvert à tout le monde et qu’il ne contraint personne.

Nous savons tous que les rêves des hommes ne sont pas toujours récompensés à la hauteur de leurs mérites. Mais les plus beaux d’entre tous les rêves sont ceux que nous réalisons là où nous existons en constance et en espérance. Là où ils naissent et vivent pour celles et ceux que nous aimons.

« Je rêve d’une vie solidaire
dans une commune maison
et non plus à la procession solitaire
des petits orphelins sans horizon ! »

Pour toi Maurice, depuis 2001, date de ton départ, c’est le temps d’autre chose, le temps de concevoir d’autres scénarios aux côtés de ton épouse et de ta mère que tu chérissais.
Pour nous, une consolation, ton image et tes valeurs, tes coups de gueule à lire entre les lignes, mais aussi ta stature d’homme et d’écrivain reconnu vont retrouver les racines de ton village au pied du château Morestel où les autorités bourgeoisiales, en reconnaissance de tes mérites, t’ont réservé une place à la mémoire de ton œuvre remarquable.

«  Et quand je ne serai plus dans ma maison,
que ma lampe sera éteinte,
il y aura encore dans les saisons
mon âme et ses empreintes. »

Puissent, les empreintes que tu laisses, se traduire par une hymne à la tolérance,
à la modestie et servir d’exemple non seulement à notre jeunesse, à nos édiles mais aussi à ceux qui t’ont côtoyé dans ta dure destinée, ceux qui ont reconnu au travers de ton œuvre une part de leur existence.

En italique :
Citations de Maurice Métral dans un courrier qu’il m’a adressé peu de temps avant de s’en aller

Grône , décembre 2014                                                    Michel Couturier, Architecte
                                                                                             

HOMMAGE A DES AMIS BIEN CONNUS par Etienne Barrault

Le mois de novembre est un mois propice à la réflexion et c’est aussi le mois du souvenir.
Le temps est là pour les polir et pour que les ailes de la tristesse s’envolent, comme le temps nous est aussi nécessaire pour nous ensemencer.
Certains souvenirs sont comme des amis communs et, parmi eux, j’ai eu beaucoup de plaisir à côtoyer Maurice et Angéle Métral, lui avec la douceur d’un humaniste, elle avec la vigilance d’une mère de famille.
Maurice Métral m’avait associé à son activité au sein de la Renaissance Française, activité que nous perdurons avec quelques fidèles amis de la littérature.
Sous sa houlette, il a contribué à faire rayonner non seulement l’écriture mais également les arts en général. Par son sens des belles choses et du beau, il a su découvrir et encourager des jeunes talents comme il savait aussi s’entourer de valeur sure. 
Je voudrais par ces quelques lignes rendre hommage au couple Métral, couple inséparable qui mettait en commun leur qualité et leur générosité de cœur.
Combien d’entre nous ont-ils ensemencé ?

Etienne Barrault
Consul de France

Novembre 2014

Maurice Métral, un écrivain authentique par Monsieur Jean-Marc THEYTAZ, Journaliste

Sion le 15 novembre 2014

Le Valais est un pays contrasté, rude et vivant, rebelle et magnifique,
lumineux et profond ; Maurice Métral a su le sentir dans ses ouvrages, sachant faire passer ses humeurs, sa grandeur, sa magnificence, sa beauté magique mais aussi ses monts rocailleux, sauvages, agressifs parfois.

Son écriture était précise, nette, concise, sa fluidité épousait les contours des sentiments et des êtres, avec fascination, délicatesse et justesse.

Maurice Métral a écrit des dizaines de romans, de la poésie aussi.
Son inspiration était intarissable, toujours renouvelée.

A travers des histoires simples, des trames narratives cohérentes il a su traduire dans ses livres les sentiments humains dans toute leur variété et leur gamme, toujours avec une sensibilité touchante et attachante.

Maurice Métral, un écrivain de chez nous, qui fait partie du patrimoine culturel valaisan, il est un peu de sa conscience collective, de son imaginaire, de ses traditions

Jean-Marc THEYTAZ

St. Séverin, le 5 avril 2014  Monsieur Guy Théoduloz

Souvenirs d’un neveu

Je lis beaucoup, j’écris un peu. (C’est peut-être dans mes gènes ?)

Maurice Métral (mon oncle),  je l’ai bien connu jadis, il y a trente ans, il y a cinquante ans, il y a très longtemps. Je suis un de ses neveux et fils aîné de sa  grande sœur Clotilde. Je sais l’affection et l’admiration que mon oncle portait à ma maman.
Au décès de leur jeune mère, épuisée par la rude vie de l’époque et les accouchements, Clotilde (sa sœur) ne l’a-t-elle pas un peu remplacée dans le cœur de ses nombreux frères et sœur ?

On dit que, malgré le temps qui passe,  la mémoire reste vive surtout pour les souvenirs les plus anciens.  Ainsi, c’est avec grand plaisir  que je vous en confie quelques intimes liés à ce GRAND HOMME, à cet oncle, à cet homme simplement.

Mes premiers souvenirs remontent en 1952/53, Jeunes mariés, Maurice et Angéla habitaient dans le quartier de Platta à Sion.  Nous allions les trouver avec mes parents et je me souviens de la grande casserole sur la plaque de la cuisinière dans laquelle frémissaient des macaronis. Normale avec une Italienne aux fourneaux !

Maurice fut pendant quelques années rédacteur en chef  du quotidien
« la Feuille d’Avis du Valais «, devenue maintenant le « Nouvelliste ». 

Comme il y a prescription, je peux en parler aujourd’hui :

Un grand concours, avec à la clé de magnifiques lots, avait été organisé pour les lecteurs du journal. Pendant plusieurs semaines, il fallait répondre à des questions pas très faciles qui nécessitaient des recherches. Bien sûr, les collaborateurs du quotidien et leur famille vivant sous le même toit ne pouvaient pas y participer. Les autres parents (Métral, Théoduloz, etc.…). 
Nous savions évidemment où aller chercher les réponses difficiles.
Le Rédacteur en chef (mon oncle) nous les donnait en  nous demandant de ne pas le communiquer à d’autres ! Il pensait, à tort, que nous n’aurions certainement pas toutes les réponses justes et que de toute façon avec les nombreux participants  les chances de gagner les premiers prix seraient très faibles.

Mais voilà, après dépouillement des bulletins-réponses, il s’avéra que ceux arrivant en tête portaient tous les noms de Métral ou Théoduloz. Ils gagnaient la voiture et les plus gros lots ! L’organisation du concours repêcha les viennent ensuite et mon oncle reçut certainement un blâme. Nous gagnâmes néanmoins……un livre avec les félicitations du jury.

Assez régulièrement, Maurice invitait chez lui quelques-uns de ses frères et mon père le dimanche après-midi pour jouer aux cartes. Pendant que les épouses et les enfants bavardaient ou s’amusaient, les hommes « tapaient » le carton. Au début de l’après-midi  l’ambiance autour de la table du jeu était toujours conviviale et calme.
Mais petit à petit, les mauvais perdants, les reproches à l’équipier détérioraient le climat. Il faut dire aussi et surtout que les « les boissons » des joueurs n’étaient pas le thé !!!  Les injures fusaient, les critiques pleuvaient, ils s’engueulaient et  en venaient presque aux mains.
En fin de journée, ils se quittaient fâchés en se promettant de ne plus se revoir surtout autour d’une table de jass.
Trois dimanches plus tard ils remettaient ça…….

C’était le 1er mai 1971, il plut toute la journée. Ce samedi-là, j’épousais Pierrette en l’Eglise de St Guérin à Sion. En fin d’après-midi, nous nous déplaçâmes à Binii sur Savièse (village valaisan sur le coteau) pour le repas et la soirée.
Près d’une centaine d’invités nous suivirent pour partager notre bonheur. Parmi eux, Angéla et Maurice Métral. Ce fut une belle soirée agrémentée des ingrédients habituels : la musique, les animations, la danse, le découpage du gâteau, les blagues et les discours. Parmi ces derniers, celui de mon oncle.

En général, les discours en cette circonstance sont courts, légers, humoristiques, quelquefois hésitants et souvent brouillons (selon l’état physique de l’orateur). J’ai alors constaté que mon oncle parlait encore mieux qu’il n’écrivait. Sans papier et d’une voix grave et solennelle, il subjugua dès ses premiers mots une assemblée silencieuse et suspendue à ses lèvres. D’abord, il parla du mariage et des mariés, puis de leur vie, de leurs enfants, de la famille, de son épouse, de sa mère, de sa sœur (ma mère) et enfin aussi de la mort.
Il fallut un bon moment pour que la soirée reparte ! La salle était sous le choc, des larmes d’émotion coulaient sur beaucoup de visages.
Inoubliables moments….

Cinquième souvenir, le plus récent.

En 1987 ou 88, mon fils Pascal alla trouver son grand-oncle Maurice à Grimisuat. Il avait un travail scolaire à accomplir et il désirait des conseils de l’écrivain. Ils passèrent tout un après-midi ensemble. En rentrant le soir, Pascal avait des étoiles d’émerveillement dans les yeux. Je ne sais pas ce qu’ils se sont dits.
Aujourd’hui, les deux ont rejoint d’autres étoiles encore plus scintillantes

Maintenant, les souvenirs de Maurice et de mon Fils sont ravivés dans mon esprit.
Trop souvent, les personnes que nous chérissons nous quittent trop vite : pourquoi ?

 

St Séverin, le 5 avril 2014                                                            Guy Théoduloz.


Sion, le 5 avril 2014  Madame Yvonne AGASSIZ-Rey

DES SOUVENIRS INOUBLIABLES

Suite à la disparition de mon amie Angèle, je laisse régulièrement mes pensées vagabonder et me replonge avec plaisir dans le passé

Angèle a toujours été une épouse attentive et dévouée au bien-être de son époux et une mère attentionnée et à l’écoute de ses cinq enfants.

Quant à Maurice Métral, c’était un homme simple malgré sa notoriété, une personne très accueillante, bonne et généreuse, avec un sens de l’humour très raffiné.

Comme nous étions voisins, au fil du temps un lien s’est tissé entre nos deux familles et mes souvenirs me rappellent de belles vacances ensemble, des Fêtes de
fin d’année chaleureuses et remplies de rires et de discussions animées.

Cette amitié mutuelle et ces moments de bonheur ont été partagés durant de longues années.
Je suis heureuse qu’Angèle ait pu réaliser son dernier vœu, à savoir l’inauguration de la place Maurice Métral à Grône (village de Maurice), qui lui tenait tant à cœur.

Je me souviens (avec une immense joie) de la grande fierté et du bonheur qui irradiaient son visage ce jour-là !

Je n’aurais jamais autant de mots pour remercier Angèle et Maurice Métral de m’avoir donné l’opportunité de partager un bout de chemin avec cette famille et garderai précieusement , avec émotion notre grande et si belle amitié que tous ces merveilleux souvenirs…..Comme disait Maurice dans un de ses romans :

« Les souvenirs ne meurent jamais…. »

Alors que dire de plus que je suis en pensées avec vous et que vous soyez heureux ensemble dans votre « nouvelle demeure….. »….

Une très bonne amie et sa fille Viviane
à qui vous manquait
Madame Yvonne AGASSIZ-Rey


> 2013

15 NOVEMBRE 2013 Vercorin, par Gilberte Balet-Brégy

SOUVENIRS, SOUVENIRS…

C’est avec beaucoup d’émotions que je prends la plume, une année après le départ d’Angéla pour graver à jamais quelques précieux souvenirs partagés avec la famille de Maurice Métral.

Aux portes de l’adolescence, j’ai été accueillie à bras ouverts par toute la « Tribu Métral », mais je tissais des liens plus étroits avec la première des filles, Daphné, avec laquelle je parcourais le monde à la découverte des merveilles décrites par le chef du clan.
Monsieur Métral nous disait toujours que les voyages formaient la jeunesse. Alors, nous en profitions plus que de raison et nous avons découvert ainsi presque toutes les capitales européennes et quelques pays plus exotiques qui nous faisaient tellement rêver.
Angéla, en mère protectrice et raisonnable, essayait de nous retenir, mais à la dernière minute, elle nous souhaitait, malgré ses angoisses, d’excellentes vacances. Nous partions ainsi le cœur léger et l’esprit libéré, profitant au maximum de ces moments hors du temps.

Je me souviens aussi avec nostalgie des premières vacances en Espagne, au bord de la mer où chacun pouvait se prélasser au soleil, pratiquer son sport favori et surtout faire la fête et rentrer au petit matin, quoique M. et Mme Métral veillaient toujours au grain. Souvenirs....souvenirs…mais je ne voudrais point omettre la visite du musée de Salvador DALI à Figueras, sur l’initiative de
M. Métral.
Ce dernier, épris d’art et de peinture, nous fit partager sa passion pour l’artiste, nous racontant sa vie et son œuvre. Quel émerveillement !

Quelques années plus tard, je n’oublierai jamais les vacances à GRADO en Italie, avec les époux Métral et leur fille Daphné : des parties de tennis où nous, « les jeunettes », étions toujours battues à plate couture par le père Métral.
Heureusement, nous nous rattrapions et prenions notre revanche aux jeux de cartes. Nous discutions à bâtons rompus et refaisions le monde. Que de souvenirs...

Je clos ainsi l’album des souvenirs :

  Les images que l’on feuillette
dans le livre des jours
sont comme le pain que l’on émiette
sur la table de toujours.

  Le moment le plus précieux
au terme d’une histoire
est dans le destin capricieux
de notre mémoire….

Je souhaite à toute la famille Métral une lueur d’éternité afin qu’elle sache partager pour mieux semer et échanger pour mieux s’aimer.

Avec les hommages de Gilberte Balet-Brégy


5 AVRIL 2013 RUEBELI JANINE

Un très beau CADEAU

Au printemps 2012, le hasard m’a permis de croiser le chemin de votre fils Alain. à Val d’Illiez (Valais) chez qui nous avons passé mon mari et moi un charmant week-end. Je suis rentrée à mon domicile bouleversée d’avoir pu échanger des propos avec un de vos fils : Ce fut une belle opportunité !

A la maison, j’ai rangé tous vos romans dans l’ordre de parution. J’ai aussi relu vos lettres avec une trop grand émotion ; c’est alors que j’ai commencé à relire tous vos romans tant appréciés.

Puis, un autre cadeau, la rencontre d’une de vos trois filles avec qui j’ai beaucoup partagé de souvenir. Voilà les raisons qui m’ont motivée à vous écrire ce message souvenir.

Après la lecture de chaque nouveau roman, je partageais avec vous les sentiments que j’avais appréciés en vous lisant. J’ai constaté que très rapidement, au travers de nos écrits, vous aviez perçu les traits de mon caractère les plus aigus : mon cœur à fleur de peau et ma grande sensibilité.

De mon côté, j’ai aussi ressenti votre grande écoute pour autrui, la nature où vous vous ressourciez, symbole de vie et d’équilibre à souhait !

Un jour, je vous ai demandé si vous écriviez vos romans inspirés de moments vécus précisément. Je vous avais même précisé s’il vous arrivait qu’un personnage vous hante plus qu’un autre ! Vous deviez vous délivrer de cet être en écrivant, Mais, j’ai constaté que c’était dans la nature que vous trouviez votre source d’inspiration, l’histoire que vous mettiez sur une feuille blanche s’imposait à vous.

Par deux fois, vous êtes devenu mon Confident : une première fois parce que des tensions entre 2 êtres, chers à mon cœur, me faisaient souffrir comme du poison. Et dans votre réponse vous m’aviez dit cela : « vous avez su me décrire la famille d’une manière extraordinaire : Vous faîtes partie d’une forêt par-dessus tout ! À savoir vos frères et sœurs, votre mère et votre père surtout ; vous appartenez aux vôtres principalement. Ensemble, vous formez un arbre et vous ne parviendrez jamais à respirer votre bonheur en dehors de cet arbre. Mais, il restera toujours la forêt … ».

A chaque nouveau roman, nous nous écrivions jusqu’en septembre 1990.
A ce moment – là, Je vous ai, à nouveau, pris comme Confident…Mais, je n’ai su comprendre votre réponse à mes maux. J’étais certainement trop mal dans ma peau. Vous parliez des médicaments comme une drogue et les psychiatres comme une prothèse.
Quel dialogue !
Nous n’avions, malheureusement, plus la même perception de voir les choses !

Mais, malgré nos différences, j’ai pu, grâces à vos romans et poèmes, retrouver un peu de ma propre vie et suis plus sereine.

Dans une de vos lettres, vous me disiez : « Peut-être que nous aurons l’occasion une fois de nous rencontrer et nos parler de vive voix… ».

Ce moment est arrivé quand je suis allée rendre visite à votre épouse à votre domicile à Grimisuat.

Je suis certaine que vous serez près de nous, avec nous, car, votre maison doit respirer votre présence pour l’éternité.

Une fidèle lectrice
Janine RUEBELI
Neuchâtel.

 

14 janvier 2013 Hommage à l'Ecrivain de NANE

Hommage à l’écrivain …

Maurice MÉTRAL me connaissait à peine et moi je ne le connaissais guère beaucoup plus. Et, cependant un lien très fort, un lien exceptionnel nous unissait : lui, le grand’père paternel, et moi, la grand’mère maternelle de trois adorables petits-enfants que nous avions en commun.

Certes, j’avais lu quelques livres et je connaissais un peu l’écrivain. Mais ce n’est pas de lui que je voudrais parler. D’autres sont infiniment plus capables et mieux placés que moi pour vanter les talents de Maurice Métral, romancier et poète, pour louer son style et son art du dialogue.

Je préfère ici parler de celui que j’ai , petit à petit, appris à connaître grâce aux naissances, aux baptêmes, aux fêtes de famille. Et, lors de ces rencontres, j’ai découvert un grand Monsieur, un être humain, un Homme avec un H majuscule.

Quand je l’ai vu pour la première fois, il était déjà célèbre en Valais et à l’Étranger. J’ai d’emblée été séduite par sa simplicité. Une simplicité qui se manifestait en toutes choses, dans son allure, son habillement, ses goûts et même sa conversation.

Habitué à de beaux tirages, fréquemment interviewé, souvent invité à des séances de signature, honoré, photographié, Maurice Métral aurait pu jouer au personnage médiatique, élégant, un peu supérieur.¨

Mais non ! Il était resté ce qu’il était : un homme simple, bon et généreux, montagnard de surcroît. Il aimait les balades, le sport, les gens et surtout sa famille, sa maison, son jardin.
Et si sa conversation était intéressante et parfois même brillante, elle était – elle aussi – restée simple, accessible à tous ceux qui l’écoutaient. Il aimait rire, dire et faire des blagues.

Et c’est l’ensemble de toutes ces qualités, de toute cette humilité, de son intelligence supérieure, de sa bonté qui faisait de lui – en plus de son talent littéraire – un Homme au charme exceptionnel et c’est de ce Maurice Métral-là dont je garderai à jamais le merveilleux souvenir.

Anital JONNIAUX-Malcotti
La grand’mère « NANÉ »

Champéry, le 14 janvier 2013

>2012

Inauguration de la Place maurice metral à grône: lire

> 2011

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