MAURICE METRAL site officiel

Il y a 10 ans déjà (2001 – 2011)

Il me reste de toi
Tant et tant et bien plus encore

Le corps qui s’en va, une porte qui claque
Les souvenirs qui naissent, une porte qui s’ouvre
Nique à la mort ! Vive la vie !
Donnée par toi
Vécue à côté de toi
J’ai grandi, mûri, vieilli
A travers toi, à l’opposé de toi
Malgré toi
Au-delà de toi
Ton corps est retourné à la terre
Poussière et mort
Résurrection de la mémoire
Vivent les souvenirs
Ils ne meurent jamais
Nique à la mort ! Vive la vie !

           

 

Pour ceux et celles qui vivent encore dans tes souvenirs
Et meurent dans le passé
Plaise à ta mémoire
Qu’ils fassent vivre tes souvenirs
Les fassent grandir, mûrir et vieillir
Tant et tant et bien plus encore
Nique à la mort ! Vive la vie !

Texte de son fils Alain METRAL

TEMOIGNAGE DE SA FAMILLE POUR SON 10ème ANNIVERSAIRE

Son épouse: Angéla

Il y a déjà si longtemps pour moi que tu m’as quittée, mais saches que depuis là-haut, mon amour pour toi et les souvenirs me sont éternels à toujours.

Tendresse

Ses enfants

 

Daphné de Grimisuat

Papa,

Il y a déjà 10 ans que tu es parti tutoyer les étoiles, mais, ton souvenir est gravé dans mon cœur à jamais.

Ton image est comme une bougie dont on entretient sa flamme pour qu’elle ne s’éteigne jamais.

Grâce à ton souvenir, j’ai construit un site Internet et fait ce qui te tenait tant à cœur: les «Poèmes de toute une Vie» dont tu nous a laissé l’héritage.

Cela m’a aidée à mettre de côté ma tristesse pour aller de l’avant comme tu désirais tant que je le fasse de ton vivant.

Bravo papa, grâce à ton soutien, je vais de l’avant

 

Chantal de Grimisuat

Papa

C’est en regardant le merveilleux «Moulin» que tu as peint dans ta jeunesse que tous les matins j’entrouvre le portail de mon jardin secret où j’entrevois mes souvenirs que je garde précieusement ancrés en moi puis je le referme pour un autre jour.

Je ne t’oublie pas.

Merci pour la Vie et Nique à la mort.

 

 

Fabienne de Grimisuat

Papa,

Comme tu le disais si bien «ainsi va la vie».

Déjà 10 ans que tu nous as quittés. Mais tu es toujours présent dans mon cœur. Je me souviens de nos rendez-vous à 9hoo le matin au fond de la route Grandpraz pour nos promenades à deux. On parlait de tout, de Boris, de Magali et surtout tu étais admiratif du paysage qui défilait en nous promenant. Après une bonne heure de marche, on s’arrêtait à la maison et maman nous préparait une petite boisson. Ensuite, je rentrais avec dans la tête et dans le cœur plein de moments inoubliables partagés ensemble. Ces moments me manquent, mais les saisons trépassent, les souvenirs eux ne meurent jamais et j’ai la certitude de te revoir un jour.

Je t’aime

 

 

Alain de Troistorrents

Papa,

On ne choisit pas. On est tous fils de quelqu’un.
Homme, père et plus que tout écrivain.
J’ai peu ou pas assez connu l’homme, trop ou mal connu le père et méconnu l’écrivain.
Ai-je même lu tous tes livres?
M’aura fallu dix ans!
M’aura fallu une vie.
M’aura fallu une mort.
C’est décidé. C’est commencé. M’en vais les lire ou les relire.
Prendre le temps d’avoir le temps!
Me faut redécouvrir l’écrivain pour peut-être y trouver l’homme.
Qui sait!

 

 

 

Raphaël et Marie-Cécile de Chalais

Papa,

J’ai grandi dans une atmosphère propice à la méditation et à la culture nourries par la personnalité et le métier de mon père. Je respire encore l’odeur des livres méticuleusement rangés dans la vaste bibliothèque qui meublait parfois tout un étage de la maison familiale, et entends toujours le martèlement de la machine à écrire qui emplissait tout l’espace de la maison et cadençait le rythme d’écriture de l’écrivain installé à son bureau. Premières pierres posées à l’édifice de ma vocation professorale ! Ma véritable université fut sans nulle doute aussi les nombreuses discussions que j’ai partagées avec papa sur les sujets les plus variés, sur les émissions politiques que nous nous plaisions à regarder sur les chaînes françaises, ou sur les heurs et malheurs de la langue de Molière. De ces entretiens se dégageaient chez cet homme de lettres une culture encyclopédique, un savoir livresque, pourtant acquis de façon autodidacte, qui suscitent mon admiration pérenne.

Il m’a également accompagné dans ma passion pour le sport, et que de leçons surprenantes ne m’a-t-il pas prodiguées dans des domaines qui n’étaient pourtant pas les siens ? Nous avons écumé ensemble les pistes de fond de la région sédunoise et je le vois aujourd’hui encore, bien présent dans ma mémoire, arpenter, dans son équipement bordeaux, avec pugnacité les pistes enneigées de Savièse, Montana ou Arbaz.

Et sa technique de freinage, j’en conviens peu académique, lui permettait de dompter les déclivités les plus dangereuses,

témoignant par là même de son ingéniosité à trouver une solution à tout problème.

J’ai commencé à jouer au tennis vers l’âge de 20 ans. Papa, à cinquante ans. Sans aucun cours, par détermination, persévérance et intuition, il avait rapidement acquis les bases, voire les secrets d’un sport qui requiert habituellement beaucoup de patience dans l’apprentissage. L’écrivain qui ciselait, dans ses romans, une phrase souple, aérienne, mélodieuse, se révélait, sur un court, peu léger dans ses déplacements, peu esthétique dans ses gestes.Tout un poème!!!

Et par quelle alchimie, quelle magie, lorsque je l’affrontais dans des duels souvent homériques, parvenait-il à me « crucifier » au filet par de divins passing-shots, à anticiper mes coups pour se trouver toujours au bon endroit, à réussir les plus belles volées au filet, à me balayer de ses coups droits et revers d’une rare précision ? Je conserve cette impression que je n’étais pas face à un tennisman amateur mais à un artiste chez qui la raquette se métamorphosait en une plume magique qui courait sur une feuille de papier invisible, sachant donner à la balle verte ou orange des tournures imprévisibles et des arabesques chatoyantes.
Oui, grâce aux souvenirs immortels et au legs inestimable de ces qualités humaines, la mort n’existe pas et devient re-naissance. Et c’est ainsi que chaque jour,

Papa, tu continues à écrire, avec moi, les feuillets de mon existence et de celle de ma famille.

 

Ses petits-enfants

 

 

Boris de Sion

Cher pépé,

Tu nous as quitté depuis quelques années maintenant, mais, c’est comme si tu étais toujours là. J’ai eu la chance de vivre tellement de bons moments à tes côtés. Tous ces moments m’ont permis de devenir l’homme que je suis actuellement. Malheureusement, je n’ai jamais eu l’occasion de te remercier pour tout ce que tu as fait pour moi et tout ce que tu m’as appris. Mais entre nous, il n’y avait pas besoin de mots pour que l’on se comprenne. Il suffisait que l’on se voie pour que l’on sache tout de suite comment allait l’autre.

Quand je pense à toi, je pense à toutes les fois où, en revenant de l’école, je m’arrêtais chez toi et mémé pour te parler de ma journée et t’écouter me raconter les histoires les plus farfelues. Je pense à nous, dans le bureau de l’ancienne maison ou nous tentions de devenir les nouvelles stars de la chanson. Je pense au «Wouwou», cette personne qui était sensée habiter dans une petite maison dans les vignes où nous nous baladions très souvent et qui me faisait tellement peur. Mais, près de toi, tu disais que je ne risquais rien. Je me rappelle toutes les dissertations que je t’ai données pour que tu les corriges. Tu me les rendais à peine quelques heures plus tard, totalement réécrites avec des citations et tournures de phrase les unes plus belles que les autres. Je pense aux parties de tennis avec Raphaël et les petites engueulades à propos d’une balle dehors ou pas. Je pense aux vacances magnifiques qu’on a passées à Majorque et la super tenue du Barça que tu m’avais offerte. Quand je la portais, j’étais tellement fier mais c’était surtout parce que c’était un cadeau de ta part. Je pense à tous les Legos que j’ai reçus à Noël. Je pense aussi à toutes les photos que tu as prises de Magali et moi. Comme il fallait qu’on se mette face au soleil et garder les yeux ouverts, on finissait toujours par avoir les larmes aux yeux!

Il y a encore tellement de ces petits instants, partagés ensemble, qui demeurent intacts dans ma mémoire et qui me permettent de te retrouver rien qu’en fermant les yeux. Tous ces magnifiques souvenirs ne remplaceront jamais ta présence et tu me manques énormément! Mais je sais au fond de moi que tu es là, quelque part, et que tu veilles sur moi en toute circonstance, comme tu le faisais autrefois.

Merci pour tout pépé et je te dis à bientôt.

 

 

Magali de Grimisuat

Cher pépé,

Pour t’écrire ces quelques lignes, il m’a fallu un moment, car tu le sais je n’ai malheureusement pas eu la chance d’hériter de ton don pour l’écriture. Je me rappelle quand je venais chez vous à la maison pour vous faire un petit coucou, mais aussi pour te demander de l’aide pour un travail d’école. Moi, il me fallait des heures pour écrire ces lignes et toi, tu les faisais avec une facilité déconcertante.

Je ne trouve pas les mots pour te dire que tu me manques. Mais sache que tu restes à jamais dans ma mémoire et que tu vis dans mon cœur.

Je te fais plein de gros bisous

 

 

Aude de Fribourg

Cher Pépé,

Il parait que «les souvenirs ne meurent jamais», c’est le cas concernant le jour de l’annonce de ta mort et de ceux qui l’ont suivi. Un ton cérémonial, Mémé si triste et Papa redevenu, d’une certaine façon, enfant, tout cela est si soudain.

Larmes, silences, prières et même fous rires nous ont accompagnés et rejaillissent parfois au détour d’une conversation.

Peu de rencontres et de temps passé ensemble de ton vivant, tu es un grand-père que j’ai appris à mieux connaître depuis que tu n’es plus là, surtout grâce à Mémé et Papa. Moments précieux partagés avec eux, ils me permettent alors de me rapprocher un peu de toi, mais surtout d’eux et pour cela Merci.

 

 

Thibault venant du Canada

Cher Pépé,

Quand je pense à pépé, je le vois toujours avec un chapeau.

Quand il est parti, ses couvre-chefs sont restés à la maison. A l'époque, j'avais

14 ans et les chapeaux n'étaient pas vraiment à la mode, surtout chez les ados. Pourtant, j'ai demandé à mémé si je pouvais prendre quelques chapeaux. Elle me les a offerts avec plaisir et depuis, je ne les quitte plus.

J’ai l'impression qu'une partie de lui est toujours avec moi et qu'il veille sur moi peu importe où je suis.

Merci pépé d'être si présent dans mes pensées. Chapeau l'artiste!

 

 

Arnaud de Champéry

Cher Pépé,

Quand tu t’en es allé, je n’avais qu’onze ans, mais le hockey était déjà ma passion, et tu t’intéressais à mes performances.

Deux semaines plus tard avait lieu la finale avec la Valaisanne, et tu te trouvais en photo dans mon sac. Cette finale fut une grande émotion pour l’équipe et moi-même, car nous sommes devenus champions suisses.

Dans mon cœur, je te dédiais notre victoire, persuadé que tu m’avais porté chance.

Depuis ton départ, chaque fois qu’un match commence, je fais le tour traditionnel avant de nous réunir et de pousser notre cri de guerre pour nous motiver, et avant de rejoindre mes coéquipiers, je lève les yeux au ciel vers toi. Cela fait partie de mes superstitions pour tous les matchs auxquels je participe.

Tu vois ainsi que tu es toujours bien présent dans mon cœur, même si tu ne me fais pas gagner tous mes matchs!

 

 

Sébastien et Mathieu de Chalais

Cher Pépé,

Tu sais, Pépé, papa et maman nous ont beaucoup parlé de toi et tu es bien présent dans nos cœurs, même si on ne t’a peu connu.

Nous t’envoyons jusqu’au ciel de gros bisous et depuis là où tu es, continue à veiller sur nous !

 

 

Son beau-fils

Coni de Grimisuat

Il m’arrive souvent de penser à vous. Oui, je dis bien vous, car malgré votre absence je continue à vous vousoyer dans mes rêves, dans mes discussions intimes avec vous, lorsque je vous demande conseil pour différents problèmes à résoudre! C’était notre entente, un respect mutuel mais nous étions malgré tout très proche l’un de l’autre.

Il arrivait souvent que vous me téléphoniez à dix heures du matin pour m’inviter à une partie de tennis sur le court des Vuignier. Ces invitations, je les acceptais avec plaisir, je dirais même avec honneur, car nos confrontations de tennis étaient toujours emprunts de gaieté et de partage. Je vous vois encore avec votre regard malicieux me balader de gauche à droite, une passe courte et la suivante longue jusqu’à ce que le point fût gagnant pour vous ! Moi, de mon côté, j’essayais tant bien que mal, de vous renvoyer la balle toujours exactement là où vous étiez placé, non pas par compassion mais par courtoisie. Les jeux étaient toujours très serrés, mais la victoire était finalement peu importante. Ces moments-là, je ne les oublie pas, je les vis souvent dans les souvenirs et j’aimerais tant les revivre encore une fois !

Votre beau-fils Conrad, qui pense souvent à vous et je suis sûr que là, où vous êtes aujourd’hui, vous nous regardez d’un œil prévoyant et surtout amusé !

 

 

Chantal METRAL, de Champéry

J’ai eu la chance de rencontrer Maurice Métral alors qu’il vivait déjà uniquement de sa plume.

Un grand homme, resté humble, mais clairement un pater familias respecté et attentif à ses êtres chers.

Les repas réunissant toute la tribu restent des souvenirs inoubliables : discussions animées, plaisanteries et rires, parties de cartes âprement disputées. Et les matches de tennis entre les hommes «Métral» générant remarques acerbes, excuses «limites» incriminant le vent, le soleil, la pluie…mais se terminant par de solides et affectueuses poignées de main.

Il aimait parler, partager ses connaissances diverses, et sa générosité était légendaire. Au seuil de la maison, on entendait déjà le traditionnel :

«Angèle, va chercher de la viande séchée et du fromage».

Et les enfants savaient que «Pépé» distribuerait ses bonbons personnels sans compter.

Ses petits-enfants ont grandi, j’ai vieilli, mais nous parlons encore souvent de ce Monsieur qui demeure dans nos cœurs à jamais.

 

Le 14 janvier 2011